Radiofréquences et santé

Dangereuses les radiofréquences ?

Faut-il s’inquiéter de l’exposition aux radiofréquences, ces ondes électromagnétiques auxquelles nous sommes désormais soumis quotidiennement ? Quels effets sur notre santé, sur celle de nos enfants et donc des générations à venir ?
La dangerosité des ondes électromagnétiques est incontestablement devenue une des nouvelles préoccupations sanitaires pour de plus en plus de citoyens dans le monde.
En France, face aux discours rassurants des industriels et des pouvoirs publics, des associations comme Robin des Toits (Association nationale pour la sécurité sanitaire dans les technologies sans fil) lancent des alertes en s’appuyant sur de très nombreuses études scientifiques épidémiologiques, in vivo et in vitro, internationales et sur des rapports scientifiques indépendants comme le rapport Bioinitiative 2012(1) qui démontrent des effets des ondes électromagnétiques sur le vivant.

L’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) dans son avis en 2009 soulignait la nécessité de mettre en place une veille permanente. C’est dans cet esprit qu’elle a constitué un groupe de travail pérenne en juin 2011 dont un premier rapport(2) visant à mettre à jour l’expertise « Radiofréquences et santé » a été publié le 15 octobre dernier.
Il y est mentionné la possibilité d’augmentation du risque de développer une tumeur cérébrale par l’usage intensif du téléphone portable sur le long terme, plus de 1 640 heures avec le mobile collé à l’oreille (Ex : 1 heure par jour pendant 4 ans). L’Organisation mondiale de la santé (CIRC) ayant déjà proposé le 31 mai 2011, le classement des radiofréquences comme « cancérogène possible »  pour les utilisateurs intensifs des téléphones mobiles.
Mais « les conclusions de l’évaluation des risques ne mettent pas en évidence d’effets sanitaires avérés » donc aucune recommandation n’est faite pour proposer de nouvelles limites d’exposition comme le demandait la proposition de loi déposée par une député EELV début 2013 avec un seuil de 0,6 V/m.
Cependant l’Anses concède qu’elle ne dispose pas d’assez de données pour effectuer une évaluation sur tous les effets potentiels, et « souligne également le développement massif des usages des radiofréquences dans les environnements extérieurs ou intérieurs, conduisant à une exposition subie grandissante de la population ».

Retenons en tout cas la recommandation formulée par l’Anses de « limiter les expositions aux radiofréquences, notamment des populations les plus vulnérables » et adoptons ce principe de précaution dans notre vie au quotidien, pour tous les usages qui dépendent de notre libre-arbitre.
D’autant qu’avec les smartphones, tablettes, mobile devices et autres objets communicants, non seulement l’exposition est exponentielle, mais cette exposition ne concerne plus seulement la tête mais aussi d’autres parties du corps humain.

Dans son prochain rapport l’Anses a prévu d’accorder une attention toute particulière à la question de l’hypersensibilité aux ondes électromagnétiques, un nouvel éclairage sera peut être alors apporté et souhaitons-le une réponse à de nombreuses personnes et en souffrance dont la négation même de leur pathologie ne peut qu’augmenter le désarroi.

Radiofréquences et hyperfréquences

Dans les radiofréquences, c’est plus particulièrement l’exposition aux hyperfréquences, et leur développement rapide ces dernières années dans nos habitats et plus largement dans notre environnement quotidien, qui sont au cœur des préoccupations.
Comme toutes les ondes électromagnétiques, les hyperfréquences se définissent par plusieurs paramètres, le plus courant étant leur fréquence qui représente le nombre d’ondulations par seconde (comme les ondulations visibles après avoir jeté une pierre dans l’eau). Cette fréquence est exprimée en Hertz (Hz) ce qui signifie qu’un champ de 1 Hz produira une seule ondulation pendant une seconde.
Les hyperfréquences regroupent 3 classes de fréquences UHF (ultra high frequency), SHF (super high frequency), EHF (extremely high frequency) dont les champs sont compris dans la bande de fréquences de 300 MHz (mégahertz) à 300 GHz (gigahertz).
Les téléphones mobiles utilisant le protocole UMTS 3G communiquent sur la fréquence de 2150 MHz, soit 2 milliards 150 millions d’oscillations en une seconde.

Les hyperfréquences sont inscrites dans le spectre des rayonnements non ionisants, elles n’arrachent donc pas d’électron à la matière qu’elles traversent contrairement aux rayonnements radioactifs.
Elles servent généralement au portage de données, leurs ondulations électromagnétiques véhiculent alors des informations numériques. C’est le cas du téléphone portable dont l’onde électromagnétique qu’il produit, transmet la voix transformée en bits, c’est à dire en code numérique.

Limites légales d’exposition aux radiofréquences

En France, les valeurs limites d’exposition du public définies par la réglementation ont été fixées par le décret n° 2002-775 du 3 mai 2002, transposition en droit national de la recommandation européenne 1999/519/CE du 12 juillet 1999 pour lesquels le « Guide pour l’établissement de limites d’exposition aux champs électriques magnétiques et électromagnétiques » de l’ICNIRP (International Commission on Non-Ionizing Radiation Protection) datant de 1998 a servi de référence.

Ces valeurs limites sont appelées restrictions de base et correspondent pour les radiofréquences au DAS, débit d’absorption spécifique, exprimé en W/kg. La valeur limite du DAS imposée par la réglementation est de 0,08 W/kg pour le corps entier et de 2 W/kg maximum mesuré localement dans la tête ou le tronc.
Le DAS étant difficile à mesurer dans l’environnement général, la réglementation a introduit la notion de niveau de référence qui correspond à l’intensité du champ électrique en un point donné. En France, les niveaux de référence dépendent de la fréquence utilisée par l’émetteur.
Cependant, bien des associations, médecins et organismes indépendants considèrent que ces seuils sont insuffisants pour protéger la population des effets des ondes électromagnétiques.
Les limites d’expositions en Europe ne sont pas harmonisées et varient selon les pays.

La ville de Paris avait signé en 2003 une première charte avec les opérateurs de téléphonie mobile qui établissait des valeurs limites d’exposition du public inférieures à la réglementation en vigueur.
La toute dernière version a été signée le 13 décembre 2012 avec désormais 4 opérateurs et intègre la 4G : « Pour permettre le déploiement de la 4G dans un cadre maîtrisé et à titre provisoire, la Ville et les opérateurs s’entendent sur un niveau maximal global incluant 2G 3G 4G. Les opérateurs s’engagent à ne pas exposer les Parisiennes et les Parisiens dans les lieux de vie fermés à un niveau mesuré supérieur à 7 V/m. »
Cette charte établit aussi la valeur limite incluant seulement 2G et 3G à 5 V/m exprimé en champs moyen équivalent 900 MHz sur 24 heures.

Comment réduire l’exposition aux radiofréquences dans l’habitat ?

Pour mieux agir, et tenter de réduire l’exposition dans l’habitat, il faut avant tout dissocier les hyperfréquences produites par des sources extérieures et celles produites à l’intérieur même de la maison.

Les sources extérieures d’hyperfréquences

Les sources extérieures ne sont pas toujours visibles, elles sont parfois dissimulées dans la jungle urbaine  ou à de longues distances (plusieurs kilomètres). L’exposition n’est pas pour autant inexistante.
Les émetteurs externes d’hyperfréquences sont : les antennes relais de téléphonie mobile (900 MHz, 1800 MHz, 2150 MHz et 2600 MHz), les réseaux Wlan le réseau Wifi (2450 MHz, le wifi pouvant traverser les cloisons mais aussi les murs extérieurs, les radars(3) maritimes (entre 300 MHz et 15 GHz, Sémaphores et CROSS Centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage) ou militaires (fréquences comprises entre 1 GHz et 100GHz).
Ces dernières années, le développement des moyens de télécommunication a été considérable, les bandes de fréquences utilisées ont augmenté sans cesse et par conséquence l’exposition du public aux fréquences augmente parallèlement.
Augmentation mentionnée dans un rapport officiel du COPIC(4) de juillet 2013, qui confirme à partir des simulations dans sept villes qu’avec l’installation de la 4G « on obtiendrait sur l’ensemble de ces villes, une augmentation moyenne de l’exposition en façade et au sol de 50 % environ. »

Il peut s’avérer complexe de se prémunir d’une trop forte exposition issue de sources externes. L’exposition peut-être considérée comme forte après une mesure des ondes pour avoir des données objectives, il convient aussi de prendre en compte la sensibilité même des personnes exposées.
Il existe des solutions telles que l’utilisation de peintures anti-ondes ou de voilages pour protéger tout ou une partie d’un logement, des baldaquins pour isoler l’espace de sommeil.
Ces solutions techniques ont pour objectif de stopper ou à minima atténuer la pénétration des ondes hautes fréquences dans l’espace choisi. L’efficacité de ces solutions est facilement démontrable avec un appareil de mesure adapté.

Les sources d’hyperfréquences dans l’habitat

Les audits électromagnétiques réalisés dans l’habitat, prouvent souvent que les pollutions en hyperfréquences les plus importantes sont générées par des sources internes.
Ces rayonnements sont alors produits par des appareils communs dont le potentiel polluant n’est pas assez dénoncé. Les téléphones sans fil d’intérieur DECT, box internet, four micro-ondes, certaines consoles de jeu, écoute-bébés, téléphones portables et tablettes sont autant d’émetteurs hyperfréquences que l’on retrouve dans les logements. De plus, comme plusieurs de ces appareils fonctionnent en continu, nous évoluons tous dans un véritable électrosmog général que nous créons nous même.

Parmi tous ces appareils, le téléphone sans fil DECT se distingue malencontreusement, 95% de ces téléphones extrêmement répandus rayonnent 24h/24h. En communication mais aussi hors ligne, ils produisent un champ électromagnétique de 1890 MHz sur un rayon de 100 m en moyenne. Heureusement, ils peuvent être facilement remplacés par des téléphones filaires ou par les nouvelles générations de DECT à faible rayonnement  qui n’émettent un signal que durant le temps de la communication.
Les babyphones eux-aussi doivent faire l’objet d’une sélection drastique car les écoutes-bébés qui ne fonctionnent pas en mode Faible Rayonnement produisent un champ constant de 1890 MHz. De plus ils sont généralement placés trop près des bébés qui sont extrêmement sensibles et vulnérables, et doivent être impérativement préservés de toute pollution électromagnétique.
Une vigilance est indispensable aussi avec les enfants qui font usage très tôt des tablettes et des smartphones pour lesquels l’usage d’oreillettes avec tube à air est recommandé. Ce type d’oreillette permet de limiter de façon optimale l’exposition du cerveau aux ondes électromagnétiques.
Il faut également savoir que très peu de fours micro-ondes  sont parfaitement étanches. En raison de ces fuites, il est préférable que personne ne soit dans la pièce lorsque le micro-ondes est en fonctionnement.
Quelques box internet dernière génération ont un bouton on/off pour le Wifi domestique mais qui n’agit pas sur le hotspot Wifi communautaire utilisant les box individuelles pour un partage à grande échelle. Mais il est toujours possible de désactiver Wifi domestique et communautaire à partir de l’interface d’administration d’une box. Il faut aussi penser à désactiver la fonction wifi intégrée à de nombreux ordinateurs portables. La connexion par câble Ethernet à préférer au Wifi aura aussi l’avantage d’être plus fiable et plus performante.

(1)http://www.bioinitiative.org/conclusions/
(2)http://www.anses.fr/fr/content/lanses-formule-des-recommandations-pour-limiter-les-expositions-aux-radiofr%C3%A9quences
(3)http://www.who.int/peh-emf/publications/facts/fs226/fr/
(4)http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/rapport_COPIC_31_juillet_2013.pdf

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Quelle eau boire ?

L’eau, un élément vital

L’eau est notre tout premier aliment, et nous l’oublions trop souvent. Car tout comme l’air, l’eau est un élément vital dont aucun être vivant ne peut se passer. Nous devrions en boire 1 à 2 litres par jour, selon la corpulence, l’âge, les saisons, afin de profiter pleinement de tous ses bienfaits pour notre corps : drainage, hydratation et purification.
Le corps humain d’un adulte étant composé à 65% d’eau avec une variation décroissante du nourrisson au vieillard et une proportion variable à l’intérieur de l’organisme (de 1% dans l’ivoire des dents à 90% dans le plasma sanguin), boire de l’eau et précisons, boire une eau saine participe incontestablement à préserver une bonne santé. Mais, il est important de distinguer l’eau des autres boissons.
Dans leurs travaux consacrés à l’eau Joseph Zerluth et Michael Gienger(1) proposent une classification des boissons en 3 catégories : positives, neutres ou négatives, ces qualifications déterminant les variations qu’elles entraînent sur le bilan hydrique de l’organisme. Les boissons positives apportent à l’organisme de l’eau qu’il peut utiliser tandis que les boissons négatives font consommer plus d’eau au corps humain qu’elles ne lui en apportent. Les boissons neutres n’entraînent aucun changement sur le bilan hydrique. Parmi les boissons neutres, figurent les infusions fruitées, certaines tisanes et quelques jus de fruit. Café, thés noir ou vert, tisanes diurétiques, boissons à base de colas, sodas, boissons alcoolisées sont autant de boissons négatives. Seule l’eau, sans gaz carbonique, est une boisson positive.
Mais quelle eau boire ?

L’eau potable est-elle une eau saine ?

Voici la définition du CNRS pour l’eau potable : « Une eau potable est une eau que l’on peut boire sans risque pour la santé. Afin de définir précisément une eau potable, des normes ont été établies qui fixent notamment les teneurs limites à ne pas dépasser pour un certain nombre de substances nocives et susceptibles d’être présentes dans l’eau. Le fait qu’une eau soit conforme aux normes, c’est-à-dire potable, ne signifie donc pas qu’elle soit exempte de matières polluantes, mais que leur concentration a été jugée suffisamment faible pour ne pas mettre en danger la santé du consommateur ».
Il est donc affirmé que l’eau dite potable est sans danger pour la santé. Mais comment ne pas s’interroger en lisant ceci quelques lignes plus tard  : « Il est cependant impossible à l’heure actuelle de quantifier les effets à long terme des substances cancérogènes, lesquels n’apparaissent parfois qu’après plusieurs dizaines d’années, et de déterminer s’il existe un seuil en dessous duquel l’ingestion d’une telle substance serait sans effet ».
Ainsi les normes qui fixent les limites de concentration des substances pathogènes (bactéries, virus, germes), des substances chimiques (matière toxique, nitrates, phosphates, métaux lourds et hydrocarbures), des pesticides et herbicides etc. le sont pour une donnée d’analyse et d’étude à court terme.
Difficile d’être rassurés quand on sait que boire de l’eau est une nécessité tout au long de la vie.

Les normes en vigueur qui réglementent la potabilité de l’eau portent sur 63 paramètres divisé en 7 groupes : paramètres organoleptiques (pas d’intérêt sanitaire), paramètres physico-chimiques (pas d’intérêt sanitaire), paramètres des substances indésirables (intérêt sanitaire pour certains comme les nitrates, le fluor), paramètres des substances toxiques, paramètre microbiologiques, pesticides et produits apparentés, paramètres concernant les eaux adoucies ou déminéralisées.

Robinet d'eau

Dans la réglementation des eaux potables, il est dit que le chlore utilisé dans l’eau potable « ne présente aucun risque sur le plan sanitaire ». Efficace et peu onéreux, le chlore est le désinfectant le plus utilisé pour l’élimination des germes pathogènes. Cependant, en présence de certaines matières organiques contenues dans l’eau, le chlore, comme mentionné sur la fiche de toxicologie de l’INRS(2), peut former des composés chimiques, les THM (Tri Halo Méthnes) potentiellement cancérogènes.
Concernant les paramètres dits indésirables, toxiques ou pesticides et apparentés, toujours dans le cadre de cette réglementation, il est analysé une cinquantaine d’éléments, groupe d’éléments ou molécules. Or le nombre des composés chimiques existant est passé de quelques dizaines au XIXe siècle à plusieurs centaines de mille(3) aujourd’hui, dont un grand nombre se retrouvent dans l’environnement et donc dans l’eau.
Après avoir démontré la corrélation entre la concentration en œstrogènes (issus des résidus contraceptifs) dans l’eau des rivières et les perturbations du sex ratio chez des populations de poissons sauvages (réduction de la proportion des poissons mâles), la biologiste Susan Jobling(4) avec une équipe de chercheurs britanniques ont mis en évidence l’action de produits de synthèse à effets anti-androgène comme autre cause de ces bouleversements. Ces substances sont exploitées dans un grand nombre de produits : fongicides, antibactériens, parabène, conservateurs utilisés en cosmétiques et dans l’alimentation.
Des résidus de ces molécules peuvent se retrouver dans l’eau du robinet que nous buvons car les stations de filtrations n’ont pas été conçues pour ces particules extrêmement fines.
Selon une enquête de l’Anses, 25% des eaux du robinet en France contiennent des traces de médicaments : sur 45 molécules recherchées, 19 molécules ont été détectées au moins une fois, dont 14 à des teneurs supérieures aux limites de quantification. Ainsi, dans le cadre du plan national santé environnement 2, un volet sur les résidus médicamenteux dans l’eau (PRNM) a été prévu afin d’améliorer les connaissances et réduire les risques liés aux rejets de médicaments dans l’environnement.

Sur le plan de la radioactivité, les éléments mesurés sont aussi incomplets. Malgré la directive 98/83/CE du Conseil de l’Union Européenne du 3 novembre 1998, relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine qui incite à la mesure de la radioactivité, le gaz radon, gaz radioactif issu de la désintégration du radium contenu dans le sol, en est totalement exclu.

Paramètre eau directive radioactivité
Et les eaux en bouteille ?

De nombreux consommateurs font le choix de boire des eaux de sources embouteillées ou des eaux minérales plutôt que l’eau du robinet. Il est vrai qu’à la source, ces eaux ont la réputation d’être plus pures.
Cependant une étude récente menée conjointement par la revue 60 Millions de consommateurs et la fondation Danielle Mitterrand France Libertés,  a révélé que les eaux en bouteilles n’échappent pas à la pollution chimique. Sur 47 échantillons de bouteilles d’eau de différentes marques et 85 molécules recherchées, 10 comportaient des résidus de pesticides et de médicaments et, 10% ont présenté des traces de tamoxifène, une hormone de synthèse utilisée dans le traitement du cancer du sein.
De plus les contenants généralement en plastique de ces eaux posent deux problèmes.
Le premier, la migration dans l’eau de particules de synthèses utilisées dans la fabrication des plastiques : phtalates, styrène, Bisphénol A. Les effets de ces différentes molécules à dose extrêmement faible et ingérées pendant une longue période sont peu connus, et pire encore les effets cocktails, c’est-à-dire les synergies entre toutes ces molécules, le sont encore moins.

Déchets bouteille plastiqueLe deuxième, c’est évidemment l’impact écologique des eaux en bouteilles, tant du point de vu du transport (des millions de bouteilles acheminées des sources vers les très nombreux et parfois très éloignés points de distribution), que de la fabrication du plastique, énergivore et productrice de gaz à effet de serre. Sans oublier  le problème que pose le recyclage des ces matières plastiques dont les filières existent certes, mais qui nécessite encore une fois une grande dépense d’énergie et d’eau.

Comment boire une eau de qualité chez soi ?

La filtration en fin de circuit est une solution intéressante autant du point vu écologique et économique que sur le plan sanitaire. Cette filtration peut prendre différentes formes : les carafes filtrantes simples et accessibles, les filtres sur évier pratiques et efficaces, les filtres par gravité  pour une filtration de qualité libérée de tout branchement, les osmoseurs hautement performants, ou les centrales de filtrations, les plus complètes mais plus coûteuses.
Chacun de ces systèmes de filtration a pour but d’améliorer la qualité d’eau, juste avant de la consommer, en filtrant un maximum de particules fines.

De nombreux appareils de filtration utilisent le charbon actif comme medium de filtration, à plus ou moins forte densité. Le charbon actif, par son fort pouvoir d’adsorption attire dans ses micropores, de nombreux polluants : produits chimiques organiques volatils, pesticides et herbicides, chlore, benzène, dissolvants et autres molécules chimiques de synthèses, résidus d’hydrocarbure et, il semble même capable de retenir en partie le radon dissout dans l’eau.
Les produits de filtration usant de charbon actif sont généralement simples à mettre en place, abordables en prix et efficaces dès l’instant que l’utilisateur observe parfaitement les temps de remplacement des filtres, annoncés par le fabricant.
L’autre méthode, une des plus performantes, est basée sur le phénomène naturel d’osmose adapté à la filtration de l’eau du réseau. Cette technique d’osmose inverse est si efficace qu’elle permet à la ville d’Huntington Beach en Californie de transformer ses eaux usées en eau potable.

Enfin, sachez qu’il est possible d’avoir accès à tout moment aux tests officiels complets sur votre eau de réseau en vous rendant dans votre mairie (les mesures doivent y être affichées) ou sur le site : http://www.sante.gouv.fr/resultats-du-controle-sanitaire-de-la-qualite-de-l-eau-potable.html

(1)”L’eau et ses secrets” Joseph Zerluth et Michael Gienger ed.Éditions désirs
(2)Page 4 du carnet que vous pouvez télécharger sur http://www.inrs.fr/accueil/produits/bdd/doc/fichetox.html?refINRS=FT%2051(2) http://ressources.campusfrance.org/catalogues_recherche/recherche/fr/rech_chimie_fr.pdf
(3) http://www.futura-sciences.com/magazines/nature/infos/actu/d/zoologie-feminisation-poissons-rivieres-nouveaux-produits-cause-18015/

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L’oreillette Tubairphone, le son sans les ondes

Les oreillettes sont indispensables pour limiter l’exposition aux champs électromagnétiques générés par un téléphone mobile lors d’une communication, car elles permettent à l’utilisateur d’éloigner l’appareil du corps et plus précisément de la tête.
L’efficacité des oreillettes pour diminuer l’exposition a d’ailleurs été approuvée sur le site officiel www.radiofréquence.gouv (1) : « L’utilisation d’une oreillette, filaire ou de technologie Bluetooth est très efficace pour diminuer l’exposition de la tête au rayonnement émis par l’antenne du téléphone mobile lors d’une communication téléphonique et est donc recommandée. Cette efficacité est la conséquence directe de l’éloignement entre l’antenne du téléphone et la tête réduisant ainsi très fortement l’exposition de la tête, le champ décroissant très vite en fonction de la distance.
Le graphe ci-dessous (source : SUPELEC), présente une comparaison de l’exposition de la tête de l’utilisateur d’un téléphones GSM (900 ou 1800) sans oreillette (courbe en bleu), avec kit main libre filaire (KML, courbe en rouge), et avec oreillette bluetooth (courbe en vert). »

Cependant, il a désormais aussi été démontré que les oreillettes filaires classiques propagent en partie les ondes produites par le téléphone lors des communications.
L’oreillette, composée de cuivre qui permet le transport de l’information électrique pour reproduire le son dans l’écouteur, joue le rôle d’antenne et diffuse jusque dans l’oreille une partie des ondes électromagnétiques.
C’est ce que montre clairement le graphique ci-dessus : malgré le kit main libre, le DAS même réduit, reste élevé. C’est aussi ce qu’explique clairement l’Agence Nationale des Fréquences (2) : « Dans le cas d’un kit filaire, le champ électromagnétique émis par l’antenne du téléphone mobile est capté par le fil. Le fil devient alors lui-même une antenne et rayonne à son tour. Le DAS (3) résulte de l’exposition à la double source formée par le téléphone (exposition plus faible, puisque le téléphone est souvent plus loin du corps) et le fil des écouteurs.»
Le concept Bluetooth avec l’oreillette émetteur-récepteur accrochée à l’oreille de l’utilisateur, permet une diminution du DAS par l’utilisation d’une puissance 10 à 100 fois plus faible qu’un mobile, mais irradie directement le cerveau d’ondes électromagnétiques très hautes fréquences.
N’oublions pas que le Bluetooth utilise une fréquence comprise entre 2,4 et 2,485 GHz avec une puissance variable selon les protocoles (portée de 10 à 100 m), fréquence extrêmement élevée et proche de celle utilisée par les fours à micro-ondes qui est en moyenne de 2,450 GHz (4).

L’oreillette Tubairphone, une technologie différente

A la différence de l’oreillette ordinaire qui transporte via ses composants une partie des ondes produites par un téléphone mobile, et de l’oreillette Bluetooth qui produit même à faible puissance des rayonnements directement dirigés vers le cerveau, l’oreillette Tubairphone® a été conçue spécifiquement pour limiter l’exposition du cerveau aux champs électromagnétiques émis par un téléphone portable.

Un fil d’alimentation blindé limite la propagation des champs et rejoint les hauts parleurs placés à  plus de quinze centimètres de la tête. De là, un tube à air transporte le son, comme le fait un stéthoscope de médecin, et le conduit  sans continuité électrique jusqu’à l’écouteur placé dans l’oreille.
Grâce à cette technique le cerveau n’est pas directement exposé ni aux hyperfréquences, ni aux rayonnements électromagnétiques.


Mesures comparatives oreillette classique et oreillette Tubairphone

Afin de démontrer la pertinence réelle des kits mains libres Tubairphone®, nous avons réalisé des mesures comparant le rayonnement électrique d’une oreillette classique à une oreillette Tubairphone®.
Les mesures ont été réalisées par nos experts avec le mesureur HFA-3 équipé d’une antenne Aaronia à champs proches et un téléphone mobile Sony Xperia Arc S, fonction vidéo activée.

Nous avons en premier lieu mesuré le champ électrique d’une oreillette classique au niveau de l’écouteur, nous avons relevé 1427 mV/m en valeur max. Puis nous avons réalisé la même mesure avec une oreillette Tubairphone®, nous avons relevé 115 mV/m, soit un champ électrique plus de 10 fois inférieur à l’oreillette classique.
Sachant que les mesures ont été réalisées dans un environnement standard avec un bruit de fond électromagnétique de 80 mV/m, la mesure effective indique donc un rayonnement quasi nul : 35mV/m (soit 0,035 V/m).

(1) http://www.radiofrequences.gouv.fr/spip.php?article89
(2) http://www.anfr.fr/fr/faq/questions-reponses/faq_categorie/valeurs-limites-equipements-radioelectriques21.html
(3) Le DAS (Débit d’Absorption Spécifique) est l’unique mesure qui permet de définir un niveau de rayonnement en rapport avec l’échauffement des tissus biologiques. Mais cette mesure est contestée car réalisée sur la tête d’un mannequin rempli d’eau de mer censée représenter le liquide céphalique et le cortex et faire ainsi la démonstration de la monté en température de l’eau suite à l’exposition d’un téléphone portable. Un seul type de mannequin donc pour des milliers d’individus différents (hommes, femmes, sans distinction d’âge) et une seule mesure limitée à l’effet thermique. Cette mesure unique des effets des hyperfréquences peut donc être considérée comme insuffisante.
(4) http://www.criirem.org/index.php?option=com_content&view=category&layout=blog&id=1&Itemid=59

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Détecteur, mesureur, analyseur, comment bien choisir ?

Les principaux éléments polluants qui dégradent la qualité de vie dans l’habitat, dans les bureaux, et autres bâtiments publics ou privés sont généralement inodores, incolores et invisibles à l’œil nu.
Qu’il s’agisse de qualité de l’air, de qualité de l’eau ou d’environnement électromagnétique, il est difficile, voire impossible, de se rendre compte de la présence, concentration et intensité d’un agent polluant. Même le bruit, qui pourrait faire exception étant une nuisance perceptible sans appareil ou équipement électronique spécifique, nécessite l’utilisation d’un sonomètre pour objectiver l’intensité de la nuisance ressentie.
Car c’est bien de cela dont il s’agit. Comment rendre compte de façon objective, des faits difficilement perceptibles et quantifiables ?
Dans ce cadre, l’évaluation de la puissance des champs électromagnétiques dans un lieu donné ne pourra être réalisée qu’avec un appareil spécifique. Les mesures ainsi effectuées et les comparaisons objectives rendues possibles seront à même de supprimer tout soupçon d’exagération intellectuelle ou émotionnelle sur le niveau d’exposition subi.
Alors comment choisir entre un détecteur, un mesureur ou un analyseur ?

Les détecteurs, pour une première évaluation très facilement

Nous nommons  détecteurs,  l’ensemble des outils permettant une première évaluation des pollutions électromagnétiques. Ces appareils ne nécessitent quasiment aucune manipulation technique ni aucune compétence scientifique. Ils sont spécialement conçus pour répondre à une demande d’évaluation basique d’un environnement, et sont pensés pour une utilisation extrêmement simplifiée. Facilement transportables et très maniables ils conviennent pour un audit rapide en toutes circonstances et en tous lieux.
Dans la majorité des cas, les détecteurs n’affichent aucune valeur précise mais  délivrent une information visuelle dans une échelle de valeurs à l’aide de diodes luminescentes colorées à laquelle s’ajoute souvent un signal sonore.
Les plages de fréquences, c’est-à-dire le spectre des fréquences dont le capteur peut faire la mesure, sont plus ou moins importantes. Pour une plage étroite, le détecteur est spécifique, c’est le cas du détecteur de champs électriques PM8908C Peakmeter qui n’émettra une alerte sonore et visuelle qu’en présence de champs électriques basses fréquences (50Hz). Avec une plage plus large, la détection de l’appareil est plus générale, comme avec le détecteur ESI24 qui travaille dans une bande de fréquence de 16 Hz à 8 GHz.

Détecteur de champs électriques PM8908C Peakmeter

Les détecteurs facilitent la mise en évidence des pollutions invisibles que sont les champs électromagnétiques mais sans définir précisément un niveau de puissance, ni permettre d’identifier la source exacte du rayonnement, particulièrement dans le cadre d’une exposition aux hyperfréquences.

Les mesureurs, pour une évaluation précise réalisable par tous

L’avantage premier des mesureurs est d’avoir un affichage des valeurs. Pour cela, les diodes électroluminescentes utilisées pour les détecteurs sont remplacées par un écran LCD sur lequel l’appareil affiche la valeur précise du champ mesuré.
De plus, les fonctionnalités des mesureurs sont augmentées : enregistrement, mesure crête, mesure moyennée, mesure en temps réel, changement des unités de mesure, etc. Il est donc nécessaire d’effectuer quelques manipulations et l’utilisateur devra se familiariser avec des notions scientifiques simples comme les fréquences, les unités de mesure et de puissance.
Les mesureurs permettent de définir le niveau d’exposition aux champs électromagnétiques, d’exprimer le gain réel d’une solution anti-ondes, de comparer la puissance de différentes sources (téléphone sans fil DECT, antenne relais, box Wifi) en fonction de la distance et d’apercevoir les différents niveaux de puissance des sources externes (antenne de téléphonie mobile) en fonction des périodes de la journée et/ou des périodes de l’année (ligne THT).
Tout comme les détecteurs, ils se différencient essentiellement par la plage de fréquences dont ils peuvent réaliser la mesure. Par exemple, le mesureur Dualfield dont la sonde autorise la mesure dans une plage de fréquences très large, de 16Hz à 400 KHz, permettra à l’utilisateur de mesurer toutes les sources basses fréquences (lignes THT, réseau électrique domestique, appareils électriques, lampes, rallonges) mais aussi celles produisant des champs à fréquences plus élevées comme les plaques à induction qui génèrent un champ magnétique de 20 à 50 KHz, ou encore les ampoules fluocompactes qui éclairent aujourd’hui nos logements et qui engendrent un champ électromagnétique d’environ 40 KHz et dont les harmoniques peuvent atteindre 100 KHz.
Autre exemple, le mesureur TM-196 dont la plage de fréquences est comprise entre 100 MHz et 8 GHz, va quant à lui légitimer la mesure des très hautes fréquences produites par les antennes relais, les téléphones mobiles, les téléphones DECT, les centrales Wimax, les antennes de radio et télédiffusion, les radio-amateurs, etc.

Les mesureurs se caractérisent également par le type d’antenne dont ils sont pourvus, les plus courantes sont soit isotropes, soit directionnelles. Elles permettent deux mesures différentes.
L’antenne isotrope réalise une mesure tridimensionnelle sur les trois axes (x, y, et z), elle captera ainsi les ondes électromagnétiques d’où qu’elles viennent et le mesureur muni d’un calculateur additionnera pour l’utilisateur les valeurs mesurées (suivant la formule: W=X²+Y²+Z² pour les mesures en V/m). Cette mesure permet de réaliser une photographie du niveau d’exposition dans un lieu donné à un instant donné, sans faciliter l’investigation ni permettre de définir de façon précise l’origine du signal.

L’antenne directionnelle réalise le travail inverse. Elle permet de cibler l’origine des rayonnements les plus forts, et facilite ainsi la définition des solutions anti-ondes les plus judicieuses à mettre en place. Mais elle n’indique pas le niveau moyen d’exposition à un endroit précis (il faut alors réaliser le calcul d’addition de puissance soi-même).

 

Les analyseurs, pour professionnel et semi-pro.

Nous utilisons le terme analyseur pour un type d’appareil spécifique qui en plus de la mesure, permet de réaliser une étude précise du signal mesuré.
Chaque langage de communication spécifique : DECT, GSM-900, GSM-1800, Wifi, etc. use d’une fréquence propre, les analyseurs à la différence des autres appareils savent faire la distinction entre toutes les fréquences reçues par l’antenne. Leurs utilisateurs devront avoir quelques notions scientifiques et une initiation(1) pour profiter pleinement de leurs performances.
Par exemple, l’analyseur HFA-3 de Rom Elektronik permet de réaliser une mesure globale dans sa plage de fréquence entière de 100 MHz à 2,5 GHz, mais surtout d’évaluer séparément, au moyen de filtres spécifiques, les fréquences les plus couramment rencontrées dans le cadre de la pollution électromagnétique de l’habitat. Ainsi il offre la possibilité de réaliser une analyse détaillée en mesurant séparément la puissance d’émission d’un téléphone DECT, d’une antenne GSM-900, d’une antenne GSM-1800, d’une antenne UMTS 3G ou d’une borne Wifi, de définir ainsi une échelle de grandeur entre ces rayonnements et de préciser les solutions les plus adaptées dans le cadre d’une amélioration de l’habitat et d’une diminution de l’exposition aux ondes électromagnétiques.

Mesures avec le logiciel HFA-3 de Rom Elektronik

 

(1) Pour suivre des modules de formation et en savoir davantage sur les champs électromagnétiques, les fréquences, les techniques de mesureurs suivez ce lien.

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Prise de terre, tout ce qu’il faut savoir !

La prise de terre, élément commun de toute installation électrique, est d’une importance capitale dans le domaine de l’habitat sain.
Pour bien aborder ce sujet un peu technique, voici une définition littérale : « La terre électrique, ou la liaison équipotentielle, est un concept qui représente le sol (la masse terreuse, d’où le nom de terre) tout en le considérant comme conducteur et, par convention, au potentiel 0 volt. » Précision utile, concernant sa conductivité et son potentiel, la terre n’est pas égale en tous points.

La prise de terre, essentielle pour la sécurité électrique

La fonction première de la prise de terre est d’assurer la sécurité physique des personnes (et des animaux dans les élevages) en cas de dysfonctionnement électrique. Le réseau électrique distribue communément une tension de 240 Volts dans nos habitations. Cette tension est assez élevée pour causer des chocs très dommageables sur tout être vivant qui serait en contact direct avec l’un des conducteurs électriques. Si, par exemple, une fuite de courant se produit dans un appareil électrique, les 240 Volts se propagent sur l’ensemble des parties métalliques de l’appareil (châssis, tableau de bord, portes) et tout contact avec une de ces parties alimentées par cette fuite, va prolonger le courant électrique à travers le corps humain (main, bras, torse, jambes, pieds, etc.) pour se diriger ensuite automatiquement vers le sol.

Par contre, si ce même appareil est branché sur une prise électrique avec prise de terre reliée au piquet de terre, en cas de courant de fuite, le châssis redirige la propagation des 240 Volts vers la prise de terre qui entraîne cette tension dangereuse vers le sol, sans  affecter le corps humain qui est un moins bon conducteur. De ce fait le disjoncteur différentiel du tableau électrique est alerté d’une fuite de courant et disjoncte, interrompant brusquement la distribution électrique : double sécurité.

Et déterminante contre les champs électromagnétique de basse fréquence

L’autre utilité de la prise de terre est de décharger les tensions vagabondes qui circulent à proximité des câbles et appareils électriques, et d’évacuer les champs électriques captés (phénomène d’induction) par les techniques de blindage : peinture anti-ondes, voilage à treillis métallique, gaine et câble blindés, tapis anti-ondes, rallonge blindée, lampe blindée, etc.
En effet, dans le cadre de la protection contre les champs électromagnétiques de basses fréquences, tous les systèmes de blindage doivent impérativement, par le  biais d’accessoires normés de mise à la terre, être reliés à la prise électrique du logement. Et il faut une bonne prise de terre pour que l’évacuation des champs électriques indésirables soit la plus efficace possible.
Qu’il s’agisse de la sécurité dans l’habitat ou de la qualité de vie il est donc primordial que la prise de terre soit d’excellente qualité.

Prise de terre, les préconisations pour l’habitat sain

L’installation ainsi que la qualité de la prise de terre sont régies par la norme française NF C 15-100 qui précise à propos de la prise de terre : « la résistance de la prise de terre à laquelle sont reliées les masses de l’installation (électrique) doit être inférieure ou égale à 100 Ohms. » C’est donc à la résistivité, capacité d’un matériau de s’opposer à la circulation électrique, ou plutôt à la non-résistivité de la terre que l’on fait appel pour évacuer les courants de fuites. Ainsi, plus la résistivité de la terre est faible plus la prise de terre est de qualité.
Les recommandations en habitat sain préconisent, pour une terre de qualité, une résistance inférieure à 50 Ohms.
Dans le cadre d’un système complet de blindage, une terre inférieure à 20 Ohms doit être recherchée. Les électriciens professionnels mesurent la résistivité du sol à l’aide d’un appareil spécifique mais vous pouvez vous-même effectuer un contrôle et une mesure précise de vos prises de terre avec le mesureur Catohm DT-300.

Mesureur de résistivité du sol                                   Mesureur de terre Catohm DT-300

Résistivité du sol, la qualité de la prise de terre impactée

La résistivité du sol dépend essentiellement de sa nature : taux d’hygrométrie, température, perméabilité des structures et matériaux influent sur la résistivité des couches superficielles. Au-delà de 2 mètres de profondeur sa dépendance à l’humidité et à la température devient moins importante.

Les résistivités moyennes en fonction des types de sol :

Prise de terre, composants et installations dans l’habitat

Toutes les prises de terre du système électrique d’une habitation se rejoignent au niveau du tableau électrique par le biais des barrettes de terre, elles-mêmes reliées à une tresse de cuivre qui sera en contact direct avec le sol, soit par le biais d’un piquet, ou d’une boucle de cuivre.

Les éléments de la prise de terre :
prise électrique monophasée      barette coupure de terre        Tableau électrique

Deux types d’installations de prise de terre sont fréquemment mises en place dans la construction : en boucle en fond de fouille, ou en piquet vertical.

La boucle en fond de fouille
C’est la technique la plus efficace.
Une tranchée est creusée autour de la maison pour enterrer une tresse de cuivre ou un fil de cuivre nu d’au moins 25 mm² qui formera une boucle. Pour une construction neuve, la tresse est généralement posée dans les fouilles avant la coulée des semelles de béton des fondations. Cette boucle sera ensuite connectée au tableau électrique.

Boucle en fond de fouille terrasements              Boucle en fond de fouille construction

Le piquet vertical
Le piquet vertical est l’utilisation la plus courante.
Pourtant, le résultat avec cette technique ne sera pas satisfaisant sur des terrains secs : sol pierreux, calcaire ou granitique.
A contrario on obtient une bonne qualité de résistance (très faible) sur un sol plutôt humide, avec une réalisation simple. Un piquet est planté dans le sol pour y relier le conducteur de terre. Il est vivement conseillé de réaliser un regard de visite pour vérifier l’état de la connexion et la protéger de la corrosion. La connexion peut être entourée de goudron ou mastic. Il sera possible de placer plusieurs piquets pour améliorer la qualité de la résistance, dans tous les cas il faut privilégier la zone la plus humide du terrain.

Mise a la terre par pique vertical

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