Pourquoi filtrer l’air dans l’habitat ?

Les multiples sources de pollution de l’air intérieur

L’air que nous inhalons au quotidien est saturé d’une fine poussière. Cette poussière est constituée de particules qui, en raison de leur taille microscopique, restent en suspension dans l’air. Elles peuvent contenir des contaminants de différentes natures : micro-organismes (virus et bactéries), fibres, polluants biologiques (allergènes d’acariens), particules, gaz inorganiques et organiques.
L’origine de ces bio-contaminants est très variée, elle peut être naturelle ou provoquée par les activités humaines.

Ainsi dans l’habitat, certaines sources de particules fines sont en relation directe avec les activités des occupants : tabagisme, cuisson des aliments, utilisation d’appareils de chauffage et de combustion, ménage, bricolage, etc. Selon leur taille, ces particules resteront plus ou moins longtemps en suspension avant de se déposer.
L’air extérieur est également un vecteur important de particules : poussières naturelles, pollens, moisissures, fumées, particules fines des gaz d’échappement, etc. Ces particules peuvent pénétrer à l’intérieur des bâtiments par les ouvertures mais aussi par les systèmes de ventilation.

Et si, conformément aux recommandations de L’Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur (OQAI), l’amélioration de la qualité de l’air intérieur passe avant tout par la maîtrise des sources de pollutions induites dans les bâtiments et par une aération régulière des locaux, les bonnes solutions d’épuration et de purification seront des compléments très efficaces. Elles offrent un meilleur confort de vie à de nombreuses personnes et tout particulièrement à celles souffrant d’allergies respiratoires (pollens et autres).

Le saviez-vous ?
- Un adulte inhale quotidiennement entre 12 000 et 15 000 litres d’air.
- Un enfant ventile deux fois plus qu’un adulte.
- Nous passons 80% de notre temps à l’intérieur d’un bâtiment.

Poussières et particules, des distinctions de tailles importantes

La matière particulaire (PM Particule Matter)  est un groupement de particules solides ou liquides en suspension dans l’air. Ce n’est donc pas une pollution gazeuse.
Le niveau de pollution des particules est estimé en mesurant la concentration massique exprimée en microgramme par mètre cube mg/m3. La taille des particules se mesure en micromètre (10-6 m) ou en micron (1 µm).
Le diamètre d’une particule peut varier de 0.005 µm à 100 µm. En comparaison, la grosseur moyenne d’un cheveu humain est de 60 µm, et  1000 µm équivaut à 1 mm.

En métrologie, 4 catégories de PM classées selon leur diamètre  :

Nature et taille des particules en suspension dans l’air :

Particules dans l’air intérieur, quelle nocivité pour la santé ?

Les PM présentes dans l’atmosphère en tant que polluant, ont des effets unanimement reconnus sur la santé humaine. Elles peuvent entrainer des altérations de la fonction respiratoire, irritations de la muqueuse respiratoire, réactions allergiques, sensibilité aux infections respiratoires.

Selon leur taille, les particules fines pénètrent plus ou moins profondément dans le système respiratoire :
- Les grosses poussières et les PM10 sont retenues par les voies aériennes supérieures (nez, bouche, gorge).
- Les PM de taille inférieur à 2.5 µm sont les plus dangereuses pour la santé humaine car elles pénètrent les bronches, puis les alvéoles. Elles peuvent provoquer des irritations et altérer la fonction respiratoire. Certaines particules ont des propriétés mutagènes et cancérigènes car elles véhiculent des contaminants nocifs.

La filtration une réponse adaptée, mais comment choisir le bon filtre ?

Aujourd’hui la principale technique pour épurer l’air intérieur des bio-contaminants est la filtration mécanique.
Il existe 2  types de filtres : le filtre particulaire pour les particules, le filtre moléculaire (filtre chimique) pour les gaz.

Filtres particulaires pour les particules :

La norme NF EN 779 (Fév 2003), répertorie 2 classes de filtres :
Filtres grossiers : Classe G (Classement de G1 à G4).
Utilisés souvent en pré-filtre, ils  filtrent les plus grosses particules de 10 µm à 10 000 µm comme par exemple les pollens.
Filtres fins : Classe F (Classement de F5 à F9).
Ils filtrent les particules de 0,1 µm à 100 µm comme par exemple les allergènes de chats.

La norme NF EN 1822-1 (Janv 2010) répertorie 3 groupes de filtres absolus, pour filtrer les particules très fines allant jusqu’à 0,001 µm.
Filtre EPA : Groupe E (classement de E10 à E12)
Filtre à air à haute efficacité
Filtre HEPA : Groupe H (classement de H13 à H14)
Filtre à air à très haute efficacité
Filtre ULPA : Groupe U  (classement U15 à U17)
Filtre à air à très faible pénétration

Filtres moléculaires pour les gaz :

Les filtres à charbon actif sont utilisés pour arrêter les contaminants au niveau moléculaire. En effet, le charbon actif bénéficie du phénomène d’adsorption qui piège les molécules gazeuses à l’intérieur du charbon. Ce filtre moléculaire agit principalement sur les polluants gazeux intérieurs et extérieurs, les odeurs et les fumées.

Double filtration particulaire et moléculaire :

Il est possible de combiner la filtration particulaire et moléculaire.
C’est pour cette capacité que nous avons sélectionné la marque suédoise Blueair dont les filtres sont hautement performants et de qualité médicale.  Leur filtre particulaire HepaSilent™  et leur filtre moléculaire SmokeStop™ couplés nous permettent d’équiper de cette double filtration exceptionnelle tous nos purificateurs Blueair.

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